Le rebond en chiffres de l'industrie audiovisuelle Québec 2026
Valeur de 2,98 G$ après une année de recul
Après une année 2023-2024 marquée par une baisse, l'industrie audiovisuelle québécoise a renoué avec la croissance. Selon le communiqué de l'Institut de la statistique du Québec (Après un recul, l'industrie audiovisuelle enregistre une hausse au Québec en 2024-2025), la valeur totale de la production a atteint 2,98 milliards de dollars pour l'exercice 2024-2025, soit une hausse significative après une année de repli. Ce chiffre constitue un signal fort pour les producteurs, studios et prestataires : le marché repart, et les perspectives pour 2026 sont encourageantes.
Comparaison avec les années précédentes et tendances
Pour bien mesurer l'ampleur du rebond, il faut le replacer dans la séquence des dernières années. Après un pic à 3,1 G$ en 2022-2023, l'industrie avait subi un recul de près de 8 % en 2023-2024, lié à la grève hollywoodienne, au resserrement des budgets des diffuseurs et à l'inflation des coûts de production. La remontée à 2,98 G$ en 2024-2025 montre que les fondamentaux restent solides. Les analystes prévoient une poursuite de la croissance pour 2025-2026, portée par la reprise des tournages et l'arrivée de nouvelles commandes. L'industrie audiovisuelle Québec 2026 s'annonce donc comme une année charnière pour ceux qui sauront anticiper les tendances.
Signaux de reprise : hausse des commandes, des tournages, des investissements
Plusieurs indicateurs confirment le retour de la confiance :
- Hausse des commandes des diffuseurs traditionnels (Radio-Canada, TVA, Noovo) et des plateformes SVOD (Netflix, Crave, Disney+).
- Reprise des tournages : le nombre de jours de tournage au Québec a augmenté de +12 % sur l'année, selon les données de la SODEC.
- Investissements dans les infrastructures : studios, équipements LED, plateformes de postproduction.
Ces signaux doivent encourager les acteurs à investir dans leur capacité de production pour répondre à la demande croissante.
Les causes structurelles de la reprise

Rôle des aides publiques et crédits d'impôt
Le gouvernement du Québec a maintenu un cadre fiscal attractif : le crédit d'impôt pour la production cinématographique et télévisuelle (jusqu'à 40 % des dépenses de main-d'œuvre) et le crédit d'impôt pour les effets spéciaux et l'animation. De plus, Téléfilm Canada et la SODEC ont augmenté leurs enveloppes pour le développement et la production. Ces aides ont permis de stabiliser les budgets et de rassurer les coproducteurs internationaux. La stabilité des politiques publiques est un facteur clé de la reprise.
Demande des plateformes SVOD et des diffuseurs
Les plateformes de streaming continuent d'investir massivement dans les contenus locaux pour enrichir leurs catalogues et répondre aux obligations de diffusion francophone. Au Québec, des séries comme Stat ou Indéfendable cartonnent, et les plateformes commandent des formats originaux. Parallèlement, les diffuseurs traditionnels renouvellent leurs grilles et misent sur la fiction et le documentaire. Cette dynamique crée une demande soutenue qui devrait se maintenir au moins jusqu'en 2027.
Effet de rattrapage post-baisse
La baisse de 2023-2024 avait gelé de nombreux projets. Aujourd'hui, les producteurs débloquent des projets mis en attente, tandis que les diffuseurs cherchent à renouveler leur offre. Ce phénomène de rattrapage explique une partie de la hausse des volumes de production observée en 2025. Il devrait encore profiter à l'industrie audiovisuelle Québec 2026, en particulier pour les séries et les documentaires.
Les secteurs et formats qui tirent la croissance
Documentaire, fiction, animation, ou contenus numériques ?
Tous les segments ne progressent pas de manière uniforme. La fiction télévisuelle reste le moteur principal, avec une hausse de 15 % des investissements. Le documentaire connaît un regain d'intérêt, porté par les plateformes et les diffuseurs publics. L'animation québécoise, déjà reconnue mondialement, bénéficie de nouvelles commandes internationales. En revanche, les contenus numériques purs (web séries, vidéos courtes) progressent plus modestement, sauf lorsqu'ils sont adossés à des marques ou à des diffuseurs.
Quels segments bénéficient le plus du rebond ?
Les productions à fort potentiel de diffusion – séries à succès, films à gros budget, documentaires premium – sont les premières à profiter de la reprise. Les studios de postproduction et les prestataires techniques (location de caméras, studios son) voient leur carnet de commandes se remplir. Les producteurs indépendants doivent se positionner sur des créneaux porteurs : coproduction internationale, formats hybrides (fiction + documentaire), contenus immersifs.
Opportunités pour les productions hybrides et live
Les formats hybrides combinant tournage traditionnel et éléments live (streaming, concerts filmés, événements en direct) attirent de nouveaux diffuseurs et annonceurs. Par exemple, les captations de spectacles et les émissions interactives génèrent des audiences complémentaires. Investir dans des solutions de live streaming professionnel peut ouvrir de nouvelles sources de revenus. De plus, les studios LED permettent de réduire les coûts de décor et d'accélérer les tournages, un atout dans un contexte de demande forte.
Adapter sa stratégie de production pour capter la reprise

Prioriser les projets à fort potentiel de diffusion
Dans un marché en croissance mais concurrentiel, il est crucial de sélectionner les projets avec le meilleur retour sur investissement. Analysez les tendances d'audience : les fictions à suspense, les documentaires de société, les séries courtes pour plateformes. Privilégiez les projets qui répondent aux lignes éditoriales des diffuseurs et aux financements disponibles. Un bon dossier de développement augmente vos chances d'obtenir une préachat ou une coproduction.
Optimiser ses équipes et ses workflows pour répondre à la demande
La hausse de la demande implique de gagner en productivité sans sacrifier la qualité. Mettez en place des workflows agiles : préproduction numérique, tournage en continu, postproduction en cloud. Formez vos équipes aux nouvelles technologies et recrutez des profils polyvalents. Pensez également à adapter son budget de production aux coupes du PLF – même si le PLF est français, les contraintes budgétaires sont similaires partout. Comme nous l'expliquons dans notre article adapter son budget de production aux coupes du PLF, des mesures concrètes existent pour réduire les coûts sans compromettre la création.
Investir dans les technologies rentables (IA, studios LED, cloud)
Les technologies ne sont plus une option mais un levier de compétitivité. L'intelligence artificielle (écriture de scénarios, prévisualisation, VFX) permet de gagner du temps. Les studios LED réduisent les besoins en décors physiques et en postproduction. Le cloud facilite le travail à distance et la collaboration avec des partenaires internationaux. Investir dans ces outils, même progressivement, peut améliorer vos marges et votre réactivité. Pour bénéficier d'un accompagnement sur-mesure, n'hésitez pas à faire appel à une production audiovisuelle professionnelle par Clak, qui vous aidera à choisir les solutions adaptées à vos projets.
Sécuriser des financements et des partenariats

Où trouver les nouvelles aides régionales et nationales
Au Québec, les aides se multiplient : crédits d'impôt provinciaux, Fonds des médias du Canada, SODEC, et aides des conseils régionaux de la culture (Montréal, Québec, Saguenay…). Les nouvelles enveloppes de Téléfilm Canada pour les séries numériques et l'innovation sont à surveiller. Renseignez-vous également sur les fonds de coproduction internationale (France-Québec, Canada-UE). Un bon montage financier combine ces différentes sources pour réduire les risques.
Monter des dossiers solides pour les guichets (CNC, région, Sofica)
Même si le CNC et les Sofica sont français, le principe est identique au Québec : les dossiers de demande doivent être complets, structurés et démontrer la viabilité du projet. Préparez un budget détaillé, un plan de financement, une note d'intention artistique, et des lettres d'intérêt de diffuseurs. Consultez notre guide pour financer un projet audiovisuel en 2026 pour des conseils pas à pas sur la constitution des dossiers et la recherche de partenaires.
Négocier avec les diffuseurs et coproducteurs dans ce contexte porteur
La reprise vous donne un avantage dans les négociations : la demande est là, mais l'offre de qualité reste limitée. Soyez clair sur vos besoins budgétaires, proposez des contreparties (droits annexes, participation aux bénéfices). Les coproductions permettent de mutualiser les risques et d'accéder à des marchés étrangers. Utilisez les chiffres du rebond (2,98 G$) pour justifier vos demandes. Un diffuseur qui voit le marché repartir sera plus enclin à investir dans un projet solide.
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